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Réagir aux discriminations subies par les jeunes!

Pour les professionnels de la Jeunesse qui veulent tester dans la pratique des pistes pour réagir aux discriminations subies par les jeunes. Comment les repérer et choisir le mode d’intervention adéquat ? Comment construire avec les jeunes des stratégies d’action pour que ces injustices ne soient plus une fatalité ? Chacun repart avec des outils concrets et des stratégies pour mettre en action les jeunes autour des discriminations.

 

Quand ?
Le mardi 28 novembre 2017.

 

Où ?
Auberge de jeunesse "Georges Simenon"
Rue Georges Simenon, 2
4020 Liège.

 

Pablo Vidal
Chargé de projets - Prévention du radicalisme
Interfédérale des Centres de Jeunes 

facebook.com/euxcestnous
twitter.com/euxcestnous
www.icj-bagic.be/eux-cest-nous

Wacolor

 

Ce vendredi 23 juin 2017 avait lieu le "Wacolor", un festival de musique créé par les jeunes de Wavre pour fêter l'arrivée des vacances d'été et la fin des examens. D'initiative des jeunes de la MJ Vitamine Z, ce festival a rapidement pris de l'ampleur au point d'accueillir pour sa 7ème édition 5.300 festivaliers !

 

L'ampleur du festival et son déménagement sur le parking de Walibi n'ont nullement altéré les valeurs fondatrices du festival qui sont la fête responsable, la culture pour tous et la participation citoyenne. Le Wacolor permet à des milliers de jeunes de découvrir des groupes de qualité (tels que "The subs", "Biga Ranx" et "Konoba") près de chez eux, dans un contexte familier et sécurisé.

 

Pour que le festival reste un évènement de jeunes pour les jeunes, le Wacolor laisse la place à des centaines de bénévoles aux bars, aux entrées, au montage et démontage, etc. Cette année plusieurs espaces ont été aménagés pour et par les jeunes : une espace de la MJ Vitamine Z qui proposait des animations Graff, un espace "Wood zone" réalisé par les jeunes de la MJ permettant aux festivaliers de "se poser" hors de la foule, un espace de vente pour jeunes créateurs, etc. sans oublier l'espace associatif qui réalise un important travail d'information et de prévention.

 

Bravo à l'équipe et aux jeunes de la Vitamine Z sans qui cet évènement majeur du Brabant wallon ne pourrait avoir lieu. La MJ impressionne par sa capacité à coordonner un évènement d'une telle ampleur avec la Ville de Wavre, la police et les différents partenaires sans entraver la participation des jeunes et l'esprit du festival. Merci à eux !

 

Laetitia Fernandez

 

Cette année encore, la Maison de Jeunes a le plaisir de vous inviter aux différentes journées de sa semaine culturelle qui se déroulera du 20 au 24 février 2017.

 Vous aurez l'occasion, entre autre, de participer au vernissage de l'exposition "Et si c'était moi", réalisée par les jeunes de l'atelier photo de la MJ; d'assister une pièce de théâtre  créée par le Collectif 1984 et La Maison des Migrants, ainsi que de partager avec les jeunes du projet "Maroc" leur expérience,...

 

 

Dans le cadre du projet "Droit dans le mur", la MJ SQUAD de Nivelles vous convie à une rencontre-débat autour du graffiti, le samedi 18 février de 14h à 17h. C'est gratuit ! 

Venez nombreux !  

Le samedi 18/2 de 14h à 17h, venez participer à une journée d'échanges et de rencontres sur le graffiti sur l'ancien site industriel "Arjo Wiggins" (derrière le Colruyt). Ce lieu insolite et chargé d'histoires se transformera le temps d'une après-midi en un lieu d'expression artistique et culturelle éphémère ! Après ce jour, il ne sera plus possible de voir les créations parce que le site sera démoli...

Au programme :

  • Réalisation d'une fresque collective par des jeunes âgés de 12 à 17 ans, résultat du stage animé par MrX.                                                         
  • Démo et Live painting (en continu) 
  • Installation in situ par Noémie Asper
  • Petit bar tenu par les Scouts de Nivelles

A 15 h, discussions autour du thème : "Le graffiti, une liberté d'expression ?"

Le débat sera présidé par Patrick Monjoie, Président de la mj Squad (Maisons des Jeunes de Nivelles) et Directeur du Cribw.

Accompagné par :

  • Notre Bourgmeste, Monsieur Pierre Huart
  • Monsieur Alain Lapiower, Directeur de l'asbl Lézarts-Urbains
  • MrX, graffeur et animateur du stage 
  • et Ocréos, artiste graffeur.

Plus d'infos

Prévoir un vêtement chaud.

Gratuit et ouvert à tous !

Venez nombreux !
Accessible (en partie) aux personnes à mobilité réduite

 

En collaboration avec la MJ Squad, Kulturanivl, le Ccbw, le Cribw et la Ville de Nivelles

:

Site Arjo Wiggins
Place Des Déportés
1400 Nivelles

Téléphone: 067 88 22 77

Tarif : Gratuit

Public : Tous publics

 

 

 En novembre dernier, à l’occasion de la compétition de danse « Battle of Style 2016 » organisée notamment par la MJ « La Baraka » (Liège), une conférence fut donnée sur le Hip Hop à l’Université de Liège. Menée par le sociologue Marco Martiniello et l’animatrice Romina Carota, elle fut l’occasion pour le public de (re-)découvrir une partie de l’histoire de ce mouvement, avec DJ Dee Nasty et le rappeur Amir Issaa, et son impact sur une certaine jeunesse.  Le groupe belge « One Nation » et le danseur-animateur Patribe Kanyinda étaient également les invités de cet événement pour parler de la pertinence du Hip Hop comme outil de travail dans le domaine social. Voici un résumé de cette soirée riche d’analyses et de partages d’expériences…

Aujourd’hui, plus personne ne peut nier l’existence du Hip Hop. C’est un mouvement culturel médiatisé qui a émergé durant les années 60-70 aux États-Unis et qui aujourd’hui n’échappe à personne aux quatre coins du monde. Globalement, il se porte bien, avec le Rap, et l’on peut rester positif quant à son avenir. Cependant, force est de constater que les jeunes de ce début de siècle ne se lient plus au Hip Hop de la même manière que l’ont fait leurs grands frères… ou leurs jeunes pères. Jadis, le Hip Hop s’écoutait longuement et l’on prenait le temps de l’apprécier. De nos jours, le Hip Hop s’écoute à la vitesse éclair et se consomme comme du fast-food. Certains jeunes, plus matérialistes, qui souhaitent se lancer dans la création musicale perçoivent le Hip Hop comme une « machine à faire du fric » idéale pour se payer villa avec piscine, belle sportive ou montre de luxe.

Mais en dehors de ces constats, il reste un mouvement porteur de valeurs, celles du challenge, de l’émancipation sociale, du dépassement de soi et de l’ouverture à l’autre. Il exprime souvent une rage, à l’instar du jazz qui, à ses débuts, se fondait sur une douleur sociale – d’où l’expression imagée du sous-titre « dansons sous la pluie » - issue des populations les plus défavorisées et finit par toucher d’autres catégories de la société.  Un bémol toutefois : la place de la femme, qui a toujours dû faire plus d’efforts que l’homme pour parvenir à une crédibilité artistique. Aujourd’hui, certaines jeunes femmes telles que Romina, animatrice à la Baraka de Liège, arrivent à prendre leur place et à la tenir, réfutant les arguments obscènes du machisme ambiant. Elles sont même capables d’offrir aux jeunes bien plus, grâce à leur travail d’émancipation au travers du Hip Hop, que ce que ne le font certains danseurs.

Le Hip Hop, au contraire de certaines danses ou styles musicaux, est passée de phénomène de mode à phénomène culturel pérenne. Il a derrière lui plus de trente années d’histoire documentée. Il a cette force de pouvoir être appris de tous en tout lieu, des quartiers de banlieue jusqu’aux salles de danse de villes de province. Mais le Hip Hop, et en particulier le Rap, souffre d’une certaine image rebutante auprès de la société. La vulgarité de quelques clips diffusés la journée sur MTV ou MCM, la violence, l’impolitesse, le sexisme et le machisme pesant de certains jeunes font de ce mouvement un espace propice à susciter craintes et rejets de la part de la société bourgeoise.

Pourtant, si elle ne peut nier ces aspects négatifs qui ternissent quelque peu son aura artistique, la communauté Hip Hop ne peut être réduite à ces clichés qui ne concernent qu’une infime partie de sa « tribu ». Dans les Centres de Jeunes, les clubs de danse, les organisations de battles ou de spectacles, le Hip Hop essaie toujours de montrer son côté authentique, celui qui expose au public sa vérité, son essence même, sa force vive. Le Hip Hop émancipateur, créatif, qui unit et élève. 

Pistes bibliographiques :

·         Olivier CACHIN, Hip hop : l'authentique histoire en 101 disques essentiels, Scali, 2007.

·         Jeff CHANG, Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop, Allia, 2006.

·         S.H. FERNANDO Jr, The new beats : musique, culture et attitudes du Hip-Hop, Éditions de L'Éclat, 2008.

 

Pistes cinématographiques et télévisuelles :

·         8 Mile, de Curtis HANSON (fiction, 2002).

·         Paris Hip Hop 2011, de Paul FLORENT (documentaire, 2011).

·         Rize, de David LACHAPELLE (documentaire, 2005).

·         Save the Last Dance, de Thomas CARTER (fiction, 2001).

·         Steppin', de Sylvain WHITE (fiction, 2007).

·         Street Dance, de Max GIWA et Dania PASQUINIAND (fiction, 2010)

·         Street Dance 2, des mêmes réalisateurs (fiction, 2012)

·         Street Dancers, de Chris STOKES (fiction, 2004).

·         The Get Down (série télévisée, 2016).