Jeunesse en milieu populaire : Paroles d’administrateur

À l’occasion du colloque anniversaire des 55ans de la FCJMP, deux voix fortes du secteur Jeunesse et de la FCJMP, Olivier Leblanc et Géraldine Fievez ont pris le temps de poser des mots simples sur une réalité complexe : ce que les Centres et Maisons de Jeunes représentent aujourd’hui — et ce qu’ils devraient devenir demain.

Dans la première interview, Olivier Leblanc, administrateur délégué de la FCJMP, rappelle d’emblée le rôle politique et collectif de la Fédération : un lieu de représentation, de participation sectorielle, mais aussi de revendication et de prise de position « pour les jeunes et les acteurs associatifs qui travaillent avec eux ».
Pour décrire l’esprit des Centres de Jeunes en 2025, il retient trois mots qui sonnent comme un cap : créativité, proximité avec les réalités des jeunes, et professionnalisme. Il pointe aussi les défis qui grignotent l’énergie du terrain : réformes, politiques d’emploi, et surtout charge administrative croissante

— avec une conviction : le temps doit rester prioritairement consacré… aux jeunes. Et quand il se projette, son “rêve” est clair : que les Maisons de Jeunes en milieu populaire deviennent des acteurs prioritaires des politiques de jeunesse, reconnus comme des espaces majeurs d’éducation, de développement et de vivre-ensemble.


La seconde interview donne la parole à Géraldine Fievez, directrice de l’AMO La Croisée et administratrice à la FCJMP. Elle remet le projecteur sur des valeurs qui ne sont pas des slogans mais des pratiques quotidiennes  : solidarité, citoyenneté, valorisation des jeunes.
Elle décrit avec justesse la tension actuelle : les MJ et CJ sont à la fois des lieux où l’on vient souffler, s’épanouir, expérimenter, et des structures sur lesquelles la société projette de plus en plus d’attentes face aux difficultés multifactorielles vécues par les jeunes.
Son message est limpide : le secteur a une visibilité, oui — mais il a surtout besoin d’une reconnaissance politique renforcée, locale comme globale, parce que
“mettre le jeune au centre” ne peut pas rester une formule.

Ces deux interviews se répondent, se complètent, et surtout donnent envie d’aller plus loin.
Regardez-les en intégralité : vous y entendrez, sans détour, ce qui fait la force du secteur… et ce qui doit être protégé, soutenu, rééquilibré, pour les années à venir.